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On a vu : His House

Distribué chez nous par Netflix, le long métrage du réalisateur britannique Remi Weekes est resté assez discret jusqu’ici. Pourtant, ce film à un réel intérêt cinématographique et propose des perspectives très intéressantes. Rappelons un détail qui a son importance avant de débuter cette review : le film n’est pas produit par Netflix, mais seulement distribué. A ne pas confondre. Ceci étant dit, que vaut ce film d’épouvante ? Verdict.  

Restez bien au chaud chez vous...on s'occupe du reste.
 Très certainement motivé et inspiré par le cinéma de Jordan Peele, Remi Weekes réalise ici son premier long métrage, dont il est aussi le scénariste, avec un certain talent. « His House » nous raconte l’histoire d’un couple de réfugiés africains (Soudanais si j’ai bien compris.), qui, sous le régime de l’asile politique, accèdent à la propriété d’une maison dans un quartier de Londres (même ça, je n’en suis pas sûr, puisque le film ne le confirme pas vraiment). Malgré les restrictions que le gouvernement leurs imposent, le couple est heureux d’accéder à une forme de liberté dans un pays qui leur est étranger. Les choses vont rapidement changer une fois qu’ils réaliseront que la maison en question n’est pas forcement la plus accueillante qui soit. Et c’est bien là que le contenu de cette review me parait difficile à attaquer sans spoiler quoi que ce soit de l’histoire touchante mais terrifiante de ce couple, incarné à la perfection par le duo d’acteurs. En effet, Wunmi Mosaku et Sope Dirisu font un travail plus qu’honorable, délivrent une prestation qui colle complètement aux propos du film. Ils sont l’atout majeur du film selon moi.
Je t'oblige à lire ma review !

Quand Jordan Peele rencontre Ari Aster.

 Avec un postulat de départ et une histoire qui rappelle un certain Vivarium (dont je vous propose de lire la review ici), le film se rapproche finalement plus du style de Jordan peele (Get Out) dans son propos ou de celui d’Ari Aster (Hérédité) dans sa maitrise de la peur. Car oui, le film dispose de quelques scènes d’angoisse efficaces et maitrisées. Un film d’épouvante métaphorique, comme peut nous le proposer le réalisateur de « Us » et « Get Out ». Un savant mélange donc, de deux styles contemporains et appréciés, que représentent les deux réalisateurs nommés. Pour autant, Remi Weekes peut-il être considéré comme leur égal ? Je ne crois pas. Le métrage se cloisonne dans trop peu de décors, le reste du casting n’est pas probant, pour ne pas dire inutile et le scénario n’est pas non plus des plus riches. L’intérêt du film repose donc sur la mise en scène, l’interprétation ou encore les messages ou les différents sous textes qu’il propose. Pour ma part, je trouve le pari réussi sur ces différents points là.

Des messages forts qui font de ce film une réussite.

Sans innover, His House arrive à surprendre son spectateur.

 Malgré un début poussif, qui met en place quelques intrigues, His House propose une soudaine montée en pression et nous offre un deuxième acte riche en suspens. Des scènes de tensions qui augmentent sans cesse. Plutôt que d’apprécier un bon scare-jumping à la sauce James Wan, ici on va vous souffrir sur la longueur. Appétissant n’est-ce pas ? Une fois encore, le but étant de vous donner envie de découvrir le film par vous-même, je tairais volontairement les exemples de bonnes idées qu’on peut retrouver dans His House. Bien qu’elles ne soient pas légions, elles sont toutes assez percutantes pour nous offrir un spectacle réjouissant. Le troisième et dernier acte quant à lui, offre ce qu’il faut aux spectateurs pour ne pas rester sur une frustration comme les films de genre peuvent le faire, surtout dans ce genre de production. Le film, bien que non exclusif aux amateurs du genre, pourra cependant en rebuter plus d’un. En effet, même si ses intentions sont bonnes, il y a des exécutions très convenues et des séquences par moments inégales.

Pour conclure :

 Avec une durée d’environ une heure trente, le film réussit à nous raconter une histoire complète, riche en émotions. Il nous offre les frayeurs promises par le type de film qu’il représente. Le réalisateur parvient à nous captiver avec plusieurs idées ingénieuses, qui bousculent un peu les mécaniques du genre. Il ne se distingue pas forcément de ses pairs, mais Remi Weekes est certainement un metteur en scène qu’il va falloir surveiller tant son premier essai est une belle réussite. 

6.8
Ma note sur 10

Edité par Jonathan

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