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On a vu: Birds of Prey

Birds of prey ou la fantabuleuse histoire de Harley Quinn. Avec un titre comme ça, on sent que le temps va être long devant ce film. Ah non, le titre a été renommé en Harley Quinn et les Birds of prey ou simplement Birds of Prey. Bon bah vous l’avez bien compris, à l’image de ce qu’est le DCEU, c’est un peu le bordel autour de ce film. Jugé avant sa sortie, le confinement est passé par là pour fusiller à bout portant le film de Cathy Yan. Le film annoncé comme la purge finale du DCEU tel qu’on le connaît. Fils de Suicide Squad, ayant hérité des dégénérescences de son père. Qu’en est-il vraiment ? verdict.

Après l’échec critique de Suicide Squad mais la réussite autour du personnage incarné par Margot Robbie, nous n’étions pas surpris d’apprendre que Harley Quinn reviendrait sur nos écrans dans un film lui étant dédié. Mais avec un DCEU bancale, un avenir incertain pour la plupart des protagonistes de cet univers cinématographique et donc une cohérence artistique morte dans l’œuf, nous craignions tous le pire quant à la sortie de « Birds of prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn ». Les interrogations sont allée bon train, les spéculations aussi. Au-delà du défi artistique que pourrait représenter un tel personnage que celui d’Harley Quinn à l’écran, tous les voyants autour du film étaient rouge-sang. Puis le corona-virus passe par là et décide du sort du film à notre place. Laissant les observations négatives d’avant sortie du film officielle devenir l’avis général, alors que son temps d’exploitation en salle raccourci laissera dans l’inconscient collectif que c’est le film lui-même qui s’était auto-détruit. 

 

Et pourtant…

Sans revenir sur le synopsis, nous allons rentrer dans le vif du sujet. Birds of prey n’est pas un film incroyable, ni surprenant et encore moins inévitable. Pour autant, il n’est pas la purge à laquelle il était promis. Je dirais même qu’à force de déception par le DCEU ainsi que la réputation négative du film, mon impression reste tout de même positive. C’est fun, c’est pop, c’est coloré mais c’est surtout assumé ! Le film a un bon rythme et malgré un premier quart d’heure qui n’allait pas dans ce sens, je me suis surpris à m’amuser devant ce film pop-corn.

C'était pas si mal les filles.

Cathy Yan et les skittles acidulés

La grande force du long métrage de Cathy Yan réside certainement dans sa créativité. C’est plein de couleurs et d’énergie. Rythmé et résolument fun, le film éclabousse avec sa réalisation sous acide. La réalisatrice et son équipe se sont amusés sur le tournage et ça se sent à l’écran. Avec un scénario minimaliste, l’accent est mis sur le dynamisme et la narration. Cette dernière est vite usante dans le premier acte du film avec une Harley Quinn en voix off un peu trop envahissante. Pourtant, le film prend son envol une fois que les héroïnes sont toutes présentées et que le méchant de l’histoire le devient vraiment. Ewan Mc Gregor est une véritable plus value pour le film et son personnage de Roman Sionis/Black Mask maniéré et un des plus réussi. Huntress, incarnée ici par Mary Elizabeth Winstead fait aussi son petit effet avec un personnage sombre et drôle à la fois. Paradoxalement, c’est Margot Robbie qui reste le personnage le moins attachant de cette joyeuse bande avec un personnage surjoué par moment et pas aussi malin qu’Harley Quinn pourrait l’être. Cela n’empêchera pas Harley de nous soutirer quelques sourires mais surtout des d’actions complètement folles!

Le calme avant la bagarre.

Quand Harley rencontre John Wick

Avec Chad Stahelski (réalisateur et producteur des Films John Wick) posté à la coordination des cascades, le film aurait dû rassurer avant sa sortie et c’est le cas. Je me suis tellement amusé sur les scènes d’action que j’en ai sincèrement oublié ce qui me dérangeait dans le reste du film. Même si l’abus de la balayette à la Mortal Kombat et quelques acrobaties trop rigides peuvent ternir le résultat final, l’ensemble reste jouissif. On appréciera le maniement de la batte ou du marteau d’Harley ainsi que les carreaux d’arbalètes d’Huntress. Les coups de pieds de Black Canary sont efficaces mais on lui préférera clairement ses vocalises. Le statut de Rated  R se justifie par le nombres de genoux, bras ou mâchoires qui sont brisés tout au long du film et ça m’a vraiment plu. Le tout avec un humour moins marquant que prévu.

Faut il voir Birds Of Prey ?

Pour finir avec les quelques éléments qui ne feront pas de Birds of prey un film culte dans son genre, on peut noter que la réalisation, dynamique et coloré peut vite lasser. Car Birds of prey ressemble terriblement à un clip géant d’une musique pop des fin 90. Une bande son assez lourde sur des images un peu trop flashy. On regrettera aussi le traitement de Victor Zsasz qui reste un personnage secondaire sans grand intérêt. Il mal écrit quand on le compare au matériau d’origine. Pour finir, ses connexions au reste du DCEU sont bien présentes mais pas réellement assumées. Mais au vue de ce que cet univers partagé est en train de devenir, peut on vraiment le condamner ? Pour conclure, je dirais que le film est un vrai divertissement devant lequel vous allez assurément passé un moment sympa. Amateur de blockbuster ou de comics, le travail est finalement honorable et vous devriez être amplement satisfait par le film de Cathy Yan. Pour les érudits amateur de film autrichien, y a peu de chances pour que vous vous ennuyez devant la folie de ce film qui à l’image de son personnage principale, déjanté.

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Ma note sur 10

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Edité par Jonathan

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