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On a vu: La plateforme (Netflix)

Battre le fer tant qu’il est chaud… Quand on vous balance à tout va qu’il faut absolument voir ce film, qu’est ce qu’on fait ? On le regarde « évidemment ». Donc, je m’y mets un soir de confinement et je regarde le Snowpiercer de Bong Joon_Ho traverser le Cube de Vincenzo Natali. Le succès populaire que rencontre le film est il mérité ? Pourquoi déchaine t’il les passions et pourquoi divise t’il tant ? Verdict.

La dernière production (distribution?) Netflix  a fait son petit tour de France et a rencontré un certain succès. Confinement oblige, on passe plus de temps devant nos écrans et les sorties du moment en streaming ou VOD bénéficient d’une visibilité décuplée. Pour autant, je suis sur que La Plateforme aurait plus ou moins eu le même succès que celui rencontré depuis sa sortie le 20 mars 2020 sur Netflix. 

 

Netflix nous propose du bon!

Tous les ingrédients, pour en faire une réussite, sont effectivement réunis. De son scénario à sa réalisation en passant par les interprétations des acteurs, on ne peut pas reprocher grand chose à ce film d’un point de vue technique. La Plateforme c’est l’histoire de Goreng qui se réveille dans ce qui s’apparente à une prison, montée sur plusieurs étages ou une plateforme pleine de nourriture descend d’étage à étage pour nourrir les détenus. Pas de rationnement imposé, ce système favorise les premiers servis et affame les derniers. Le film commence et les interrogations sont déjà nombreuses et il bien sûr hors de questions de vous donner les réponses ici, même si je m’amuserai au jeu de l’analyse en fin d’article. 

Une plateforme qui lévite, ça! Ca ne dérange personne ?

Alors qu’ai je pensé de ce film ? Bah c’était pas mal du tout. Le film démarre vite et fort, les interrogations qui nous pop à la figure nous assure notre place au fond du canapé pour au moins la durée du film. Des décors minimalistes et des dialogues riches, on sent que le film ne se distinguera pas par l’aspect visuel mais bien par le développement des intrigues mis en évidence dans les premières minutes. L’ambiance anxiogène reste une force brute du métrage, le film dérange à plusieurs moments, par son image comme par ses nombreuses métaphores. Le caractère critique ou dénonciateur fait lui aussi son petit effet. Critique sociale, humaine, critique du capitalisme ou dénonciation de notre mode de consommation ainsi que des inégalités qu’elles génèrent. Les messages et sous textes sont nombreux.

Un film aux nombreux messages.

C’est un récit dystopique ou même la religion est prise à partie, il est une satire, une (auto)critique de notre société et le film n’épargne rien. Le suspens est bien présent, on souhaite aller au bout du film pour en savoir plus sur les intrigues de fond, comme sur l’aventure de Goreng, notre héros. Et si le film rassemble pendant les trois quarts du métrage, c’est certainement à la fin qu’il divise le plus. Pour conclure avant la petite partie analyse, je vous dirais qu’à défaut d’être culte, il serait tout de même judicieux de ne pas passer à côté de La plateforme. Sans parler de génie cinématographique, le film est de très bonne facture, il vous parlera directement. Une vraie réussite tant sur le plan technique que sur l’interprétation que vous en ferez. Que vous l’appréciez ou non, une chose est sûre, le film ne vous laissera pas indifférent et encore moins sur votre faim

J'avoue qu'en terme de diner en tête à tête, y a mieux...
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Ma note sur 10

Spoiler Alert

Analysons la fin du film. A partir d’ici, c’est Spoiler Land, donc si tu n’as pas vu le film, mon conseil est le suivant : Va le voir avant de lire la suite! Ceci étant dit, revenons en à nos moutons. Un peu plus tôt, j’expliquais que le film divise à cause de cette fin qui reste ouverte, ou plutôt, qui reste sujette à l’interprétation de chacun. En effet, les réponses sont peu nombreuses même si certaines sont très claires la où d’autres sont inutiles.

Trop de questions sans réponses alors que le sujet est ailleurs!  Mais c’est quoi l’administration ? Honnêtement, on s’en fout mais comme jamais, c’est Goreng qui le rappelle, l’important c’est le message, pas le porteur. Si vous lisez ceci, c’est que vous avez vu le film mais que vous avez besoin d’un coup de pouce pour apprécier pleinement cette fin d’histoire alors passons tout de suite aux explications. Il y a selon moi deux ( voir 3) grandes théories pour cette fin.
Ne me menace pas Sancho Panza, j'ai peut être rien compris non plus.

Théorie numéro une: La fille est le message.

En sauvant la jeune fille, Goreng renvoie un message à l’administration qui ignore certainement l’existence de cette enfant dans la prison. Imoguiri explique qu’il est impossible qu’une enfant soit présente dans l’enceinte de la prison mais il est possible que Miharu soit entrée enceinte. Non ! Miharu est entré il y a 10 mois (selon Imoguiri) dans l’établissement et l’aurait protégée, nourrit en la cachant. Une fois retrouvé par Goreng et Baharat et renvoyé aux cuisines (qui ne se doute pas de ce qui se passe en bas, tout comme ceux qui les envoyaient dans la fosse) ) l’administration se verrait obligé de revoir leur organisation puisqu’il ne maitrise pas totalement leur « expérience » sociale. Pour autant cette théorie me semble trop « happy end » et n’est pas cohérente avec l’atmosphère sombre et pessimiste du film.

 

Théorie 2: La fille n’existe pas.

Goreng, qui a bien calculé les 250 étages de la fosse, arrive aux portes de la mort avec Baharat. Ils ont tenté de sauver Miharu et leurs blessures fatales les achèvent au deux cent cinquantième niveau de la fosse. Tout le reste n’est que le voyage spirituel de Goreng pour accepter son sort et mourir le plus en paix possible. Ca peut évidemment paraître tiré par les cheveux, voir simpliste mais le film à tout de même un montage particulier et ce n’est pas pour rien d’après moi.

T'endors pas mon gars, c'est pas fini.

 

Plusieurs indices ou clés de lecture nous sont offert dans le film.

Plusieurs indices viennent appuyer cette théorie.  A commencer par le niveau auquel la plateforme se stoppe et la ou le voyage de Goreng se termine, pour toujours. 333, en plus d’être la moitié du chiffre du malin, 666, est aussi en numérologie est un nombre représentant l’optimisme. La symbolique même de ce nombre vous indique que vous avez la capacité de changer votre vie ou celle des autres. Pour finir, la combinaison d’un triple 3 est une invitation à l’optimisme et à partager l’amour, encourager la paix le tout dans une attitude de bienveillance. C’est numéro sont ils un indice pour nous aider à comprendre un peu mieux le personnages Goreng ?

 

La fillette et Don Quichotte ?

On peut aussi regarder d’un peu plus près la petite fille, bien trop propre sur elle, elle ne semble pas affamée et ne montre pas de signe distinctif de son enfermement. Quand on voit les derniers étages de la fosse et son horreur, il me semble impossible pour une jeune fille de si bas âge de survivre. Les derniers indices majeurs résident dans le parallèle entre l’histoire de Goreng et celle de Don Quichotte. Si tu n’as pas lu Don Quichotte, je n’y peux rien et si tu crois que je vais te le résumer ici bah tu te plantes. Va le lire quand même, c’est un classique bordel. Mais sache tout de même que Don Quichotte est un récit, une satire sociale, qui critique et analyse les structures sociales et politiques  de son époque. Ce que fait la Plateforme,n’est ce pas? Don Quichotte est un personnage généreux et idéaliste. Goreng semble jouir des mêmes qualités,non ? Mais l’aspect le plus connu de Don Quichotte reste son imagination incroyable qui lui permet de vivre des aventures tout aussi incroyables ! La dernière quête de Goreng ne vous semble t’elle pas incroyable ? Sans parler de Baharat qui suit  Goreng tel Sancho Panza, prêt à croire n’importe quelle folie de Goreng pour, lui même, trouver sa voie…

 

La Panacotta biensûr!

Le dernier indice est , selon moi, une scène du film, vers la fin du premier acte, ou on voit le chef cuistot enguirlander son personnel pour un cheveu dans la pannacotta. (Oui, j’ai dit « enguirlander », c’est chaud.) Pourquoi cette scène vient s’interposer à ce moment là du film si ce n’est pour nous donner l’ultime indice ? En effet, la panacotta remonte bien au niveau des cuisines puisque la fillette ne la mange pas. Cela nous prouve aussi que le message n’est pas la panacotta.

Edité par Jonathan

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